Et le reste du monde attend confidant

09 Mars 2010
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Les événements qui ont conduit à l'installation d'institutions élues par le peuple dans ce que l'on peut aujourd'hui justement appeler la «République Démocratique du Congo», ont été suivis avec un grand intérêt par les opérateurs et observateurs politiques du monde entier. L'Union européenne et l'Italie ont observé attentivement la transition démocratique de ce grand pays sub-saharien. Nous avons résumé pour ItalAfrica les interviews faites par GR Parlamento Rai à deux éminentes parlementaires. Mesdames Patrizia Paoletti Tangheroni (Parti Forza Italia) et Tana De Zultteta (Parti des Verts) sur la situation politique en RDC et sur les effets qu'elle aura sur ses relations avec l'Italie.


"La nouvelle Afrique mérite l'attention des politiques"

Le Congo selon Madame Patrizia Paoletti Tangheroni (Parti Forza Italia)
"Ce qui s'est passé dans la République Démocratique du Congo nous donne beaucoup d'espoir. Des millions de personnes ont voté, ce qui annule pratiquement le risque qu'il v ait eu successivement des truquages: les truquages ne sont plus possibles, ils peuvent avoir une plus grande incidence quand les votants sont peu nombreux. Il y a eu un vaste consensus démocratique. Il faut le reconnaître. Quelque chose d'important est en train de naître, et les gens commencent à y croire. "L'importance de ce qui s'est passé est d'autant plus forte que les élections - les premières après un demi siècle - se sont déroulées dans une zone névralgique de l'Afrique, endeuillée dans le passé par de terribles guerres ethniques. La colonisation, avec ces oppositions, faisait ses affaires, en appuyant certains groupes de référence: un comportement dont on paie encore les effets aujourd'hui. "Que pouvons - nous faire nous européens, pour éviter que quelque chose du même genre ne se reproduise? Personne n'a de solution toute prête, mais selon moi et de par mon expérience de responsable de l'Agence des Nations Unies pour le respect des droits humains au Burundi, je pense que la communauté internationale ( tous : Organisations gouvernementales et non gouvernementales, missionnaires, les agences de l'ONU) ne doit pas répéter les erreurs du passé colonial. "Nous espérons que cette époque est révolue définitivement. Elle doit finir. Et le passé tragique doit être un enseignement, afin que les équilibres démocratiques atteints avec beaucoup de peine ne soient pas mis en danger. "Le Président Kabila, fort de son investiture populaire, mérite la confiance, et il serait d'ailleurs également important de donner un espace à ceux qui n'ont pas gagné. Il s'agit — là d'un objectif important pour auquel la communauté internationale doit donner sa contribution. "Joseph Kabila est aujourd'hui un président jeune mais expert, démocratiquement élu que nous devons absolument soutenir: Mais devant lui, à mon avis. deux grands dangers se présentent devant lui. Le premier est celui de la logique des guerres ethniques. Le président Kabila doit se démarquer de cette logique, il ne doit pas tomber dans ces sables mouvants. Il peut y arriver. "Comment? Avant tout, en établissant de bons rapports avec les leaders des pays voisins, qui des personnages politiques notoirement non corrompus et de valables interlocuteurs politiques. "Il existe également un autre risque. Monsieur Kabila n'est pas président du Rwanda. ou du Burkina Faso. C'est le président d'un des plus grands et surtout d'un des plus riches Etats du monde. Les multinationales sont toujours prêtes à intervenir, et les instituions démocratiques ont le devoir de le surveiller. "La République Démocratique du Congo est certainement un Etat capable d'être un important partenaire de coopération et d'échange économique avec l'Italie, avec l'Europe; Le tout devant se faire dans une transparence absolue des opérations et sans aucun favoritismes pour qui que ce soit. C'est un impératif qui. naturellement doit valoir pour tous, pour nous comme pour eux. "Ensuite, pour ce qui concerne le Congo, l'autre problème méritant de trouver en priorité une solution est - inévitablement. après quarante ans de dictature et de violences - celui du manque d'une classe dirigeante adéquate. De nombreux jeunes ont dû interrompre leurs études. mais il y en a tant d'excellents. capables d'être mis à l'épreuve. Il faut les aider à grandir, à se former, peut-être même en conditionnant le caractère exécutif de certains projets pour l'obtention de certains niveaux d'efficacité entreprenariale. "Pour conclure: Le Congo et l'Afrique méritent une grande attention, en commençant par celle de nos hommes et femmes politiques, qui doivent avoir à l'égard de ces pays un sensibilité particulière. "Je peux affirmer qu'à la Commission des Affaires étrangers des la Chambre des députés, dans laquelle je travaille, cette sensibilité existe et elle est transversale, il n'y a pas d'opposition entre les groupes politiques: En termes de coopération pour le développement, des droits de l'homme, il ne peut ne pas y avoir de convergence. "Hélas, notre opinion publique connaît très peu ou mal l'Afrique. L'Afrique n'est pas seulement le pays des enfants qui meurent de privations; ou de tant d'autres choses terribles. Il existe une Afrique qui représente l'espoir, d'une économie suspendue entre la subsistance et le marche que les africains savent organiser avec beaucoup d'imagination, avec tant de joie de vivre. "Voilà, c'est cela lAfrique qu'il faut faire connaître: pas seulement celle qui tend la main mais celle qui a tant à nous donner".


"Pour notre coopération la première option est l'Afrique"

Le Congo selon madame Tana De Zulueta (Parti des Verts)
"En ce qui concerne l'installation démocratique de Joseph Kabila au sommet institutionnel du Congo et la question à savoir si l'on peut regarder de manière optimiste la nouvelle phase de rapports entre l'Afrique et le reste du monde, à commencer par l'Italie et par l'Europe, je ferais remarquer que nous comptons parmi les optimistes Monsieur Kofi Annan. l'ex secrétaire des Nations Unies lequel a suivi avec une grande attention ce qu'il a lui-même défini un défi décisif pour te développement de la démocratie en Afrique. "J'ajouterais que les leaders des Pays voisins sont les plus optimistes ; ils se sont déjà rencontrés pour préparer un nouveau traité de paix et de développement dans la zone. Ils disent que la paix dans la République Démocratique du Congo amènera la paix dans toute la Région.. "Naturellement, la chose la plus importante est qu'il faut avant tout qu'il y ait la paix au Congo. C'est un objectif que le Président Kabila ne peut pas ne pas se poser. La chose sur laquelle il investit la majeure partie de ces énergies. c'est justement la paix. car. sans la paix, à l'intérieur de ses frontières, le développement économique et Social dans lequel tous espèrent ne pourra se produire. "La situation du Congo présente une singularité remarquable ainsi que des inconnues. Cet aspect concerne aussi la personnalité même du Président Kabila, un homme extrêmement réservé à la tête d'une terre peuplée de personnes expansives. Malgré son jeune âge -je crois qu'il est le chef de l'état le moins âgé au monde-il a guidé pendant ces dernières années son pays comme un leader aguerri, comme un véritable architecte de la trêve et de la pacification dont son pays jouit actuellement. "Kabila a réussi à faire sortir toutes les armées étrangères du Congo et à présent, il est appelé a reconstruire, avec autant d'habileté, un Etat qui en fait n'existe pas. Et il n'est pas facile non plus de trouver par où commencer. "Il est important que l'Europe, que le monde entier, qu'aucun de nous ne doit oublier le Congo. Le fait que peu ait été écrit sur les journaux ou que l'on ait peu parlé à la télévision de cet événement extraordinaire, de cette tentative de démocratie dans le coeur du Continent africain, m'a énormément frappé. "Ne pas oublier signifie continuer à surveiller le Congo, continuer à soutenir l'opération militaire pour coûteuse qu'elle puisse apparaître (je crois que la mission de l'ONU est la plus grande au monde). On m'a dit à Kinshasa que la mission est même devenue l'objet d'une chanson pop, et cela démontre qu'elle est devenue le symbole de l'espoir populaire de non violence. "Et il s'agit-là du premier pas. Le second est de garantir que les immenses richesses du pays soient gérées dans le meilleur des modes. Le Congo est dépositaire de la moitié du cobalt du monde, de 30 % des diamants, de 70% d'une mystérieuse substance - appelé « coltan » - qui sert à prolonger la durée de vie des batteries rechargeables des téléphones portables. Et bien, il est temps maintenant que ces précieux minéraux soient extraits dans des conditions respectueuses de l'environnement et des droits de l'homme, outre naturellement des droits souverains de la République Démocratique du Congo qui doit pouvoir disposer de ses propres ressources. "Il y a beaucoup de choses à faire au niveau international, pour soutenir les initiatives pour les ressources propres, pour un commerce équitable des diamants. sans oublier naturellement les nécessités de base, la santé publique et tes écoles, qui ont presque disparu. "Avec la paix et la démocratie, le développement se fera. On remarque déjà les signes d'un petit boum qui doit être soutenu et accru. Nos opérateurs, les coopérants ne devront plus être soutenus par des chacals. A présent que l'Etal congolais s'est doté d'institutions démocratiques soutenues par un large consensus populaire, il doit être aidé, renforcé toujours plus. Car lorsqu'un pays est très riche, et que son Etat est faible, le risque est fort. "Du côté italien, l'attention politique portée à la vie de ce pays et de toute la vaste zone centrafricaine doit croître. On a beaucoup parlé ces derniers temps dans la Commission du Ministère des Affaires Etrangères des grandes crises de l'actualité internationale (Liban. Palestine, nucléaire iranien, les Balkans) et peu. non seulement du Congo, mais aussi de l'Afrique dans son ensemble, au moins en phase d'approfondissement. Cependant, nous avons eu l'occasion de rappeler, d'un commun accord. que l'Afrique est et reste la première option de notre coopération. C'est dans cette direction que nous devons poursuivre notre engagement".


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